On crolé sins dj’vès (un bouclé sans cheveux)
Un chauve
Il a l’ linwe divant lès dints (il a la langue devant les dents)
C’est un fieffé menteur
Dji lî f’reû bate Moûse (je lui ferais battre la Meuse)
Je lui ferais faire n’importe quoi
S’il a magnî l’ diâle, qu’i magne pôr lès cwènes (s’il a mangé le diable, qu’il mange donc ses cornes)
S’il a surmonté les épreuves, qu’il continue ainsi !
I n’èst nin d’vins sès djotes (il n’est pas dans ses choux)
Il n’est pas dans ses bonnes grâces.
Qwand dj’ èl veû, dj’ a fêt m’ djournêye (quand je le vois, j’ai fait ma journée)
Quand je le vois, j’en ai assez.
Si fé glèter l’minton (se faire baver le menton)
Faire bonne chère
Vo-m’-la fris’ (me voilà frais)
Me voilà dans de beaux draps
Çoula è-st-a m’ deût (cela est à mon doigt)
Cela m’arrange
C’èst todi l’ minme po candjî (c’est toujours la même chose pour changer)
Cela ne vaut pas mieux un jour que l’autre
Çoula s’f’rè d’vins sîh ou saze ans (cela se fera dans six ou seize ans)
Cela ne se fera jamais
I lût lès qwate solos (les quatre soleils luisent)
Le temps est splendide
Extrait de : DEFRECHEUX (J.), Les expressions en wallon liégeois, C.R.I.W.E., Liège, 1990